Pour qu'un ASP soit durable, le soutien de la direction de l'hôpital et des commissions concernées, une gouvernance bien définie et des ressources dédiées (support informatique compris) sont indispensables.
Constituer une équipe pluridisciplinaire chargée d'élaborer et de mettre en œuvre un ASP au sein de l’hôpital. Cette équipe devrait réunir 3 à 5 cadres supérieurs couvrant les domaines d’expertise pertinents, idéalement des spécialistes de la prévention des infections, des clinicien-ne-s ayant une expérience des maladies infectieuses ou de la médecine interne, des pharmacien-ne-s hospitalier-ère-s et des microbiologistes médicaux du laboratoire de microbiologie local ou associé. Envisagez d'impliquer la gestion de la qualité des soins et des personnes représentant des services ayant des besoins spécifiques (par exemple, la chirurgie et la pédiatrie). En outre, un point de contact informatique unique peut être utile. Les personnes désignées doivent être motivées et orientées vers la recherche de solutions.
Désigner un ou deux cadres supérieurs (par exemple, un-e médecin et un-e pharmacien-ne spécialisé-e) pour assurer la direction opérationnelle et technique de l’équipe ASP.
Désigner une personne qui, au sein du groupe, joue le rôle de champion du projet - idéalement, quelqu'un qui n'est pas à la tête du groupe ASP. Le champion de projet défend le projet auprès des parties prenantes et négocie des solutions pour assurer leur engagement. En outre, le champion de projet soutient le leadership de l'équipe ASP.
Le champion du projet doit posséder de solides compétences en matière de communication, être largement accepté et connaître l'hôpital.
Les instances internationales recommandent entre 1 et 2,5 ETP (équivalent temps plein) en fonction de la taille de l'hôpital pour la planification, le fonctionnement et le développement continu d'un ASP. Pour un petit hôpital, un investissement de 0,5 ETP peut suffire pour démarrer un ASP. Une fois devenu pleinement opérationnel, compter avec 1 ETP ou plus pour maintenir le programme. Les activités doivent être incluses dans le cahier des charges de la fonction concernée.
Les ressources en personnel comprennent les charges des spécialistes de la prévention des infections/infectiologues ou de la médecine interne, de la pharmacie hospitalière, de la microbiologie médicale, de l’informatique et de la gestion de la qualité des soins.
Utilisez le manuel : les aides à la mise en œuvre que vous y trouverez réduisent l'investissement en personnel nécessaire au développement d'un ASP.
Les petits hôpitaux ne disposant pas d'une expertise suffisante en matière d'ASP devraient envisager de coopérer avec un hôpital plus important ou un groupe hospitalier.
Pour de nombreux éléments d'un ASP, l'accès aux données et aux ressources informatiques est essentiel. Identifiez dès le début un interlocuteur pour l’informatique qui sera le point de contact unique pour coordonner les activités informatiques de l'ASP.
À l'initiative de l'équipe ASP, le service informatique met en œuvre les éléments suivants :
Swissnoso, ANRESIS, SPHN, Swiss Pathogen and Surveillance Platform (SPSP) et d'autres acteurs nationaux élaborent une stratégie de digitalisation pour profiter des progrès rapides de la science des données. Les responsables ASP sont appelés à suivre activement les évolutions technologiques dans leur domaine, notamment en ce qui concerne l'automatisation des processus et l'interconnexion avec les plateformes nationales proposant des fonctions de benchmarking interhospitalier.
Des enquêtes auprès des utilisateurs et des statistiques d'accès permettent d'évaluer l’utilisation des outils de support informatique.
Le rapport annuel sert de base à la gestion et au développement de l'ASP. Les rapports annuels doivent comprendre les éléments suivants :